Corazón desfasado, message de rédemption
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Motivé par la consigne :c’est propre, c’est beau, je suis allé à l’endroit de la propreté par excellence pour ainsi tenter de trouver la beauté ; la salle de bain.
“Laberinto ; laboratoire érémitique intonatif », a été réalisée en novembre 2007 au CDEx à UQAM. Pour cette occasion, j’ai créé des vidéos, des installations, des images fixes, des performances à partir de la salle de bain, ses caractéristiques et les actions qui lui sont propres. La mise en espace de cette exposition invitait le spectateur à un parcours où l’ambiance témoignait du potentiel poétique de la salle « des soins hygiéniques » tout en questionnant l’association qui se fait entre la propreté et la beauté. Parallèlement certaines parties de cette exposition m’ont permis de me replonger dans l’histoire de l’art, j’ai pu ainsi questionner la place que prennent certains clichés de l’art occidental dans l’expérience du quotidien”.
Frida me tiene frita
“Hi, I am Fritta Caro. I am an artist from Colombia and Canada. Por supuesto, mi nombre es un seudónimo y es un reflejo de mi condición de artista en el exterior, un exterior que se llama así mismo occidente. Hace cuatro años que dejé mi país natal, Colombia. Primero llegué a la ciudad de Montreal, en Quebec, y ahora estoy aquí, un poco perdida en medio de una crisis existencial que me obliga a indagar quién soy. En este lugar debería encontrar una respuesta, pero este “espejo” lo único que me devuelve es la imagen de Frida Kahlo, la exótica, la víctima, la dolorosa, la amante, la mexicana. Es así como soy vista en medio de una alteridad extrema que se niega a ver otra cosa que los estereotipos. Y mientras tanto busco la respuesta en mis compañeros de viaje, en la historia vivida, tratando de reconocer mis propios prejuicios. Fritta Caro est ma condition d’artiste à l’extérieur, un extérieur qui se nome lui même l’occident. Il y a quatre ans que j’ai quitté mon pays d’origine, la Colombie. Maintenant je suis là, un peu perdue au milieu d’une crise existentielle qui m’oblige à questionner mon identité. Dans ce lieu, je devrais trouver des réponses, mais ce « miroir » me renvoie l’image de Frida Kahlo, l’exotique, la victime, la dolorosa, la maîtresse, la mexicaine. C’est ainsi que je suis perçue dans une altérité extrême qui refuse de voir autre chose que les stéréotypes. En attendant, je cherche la réponse chez mes collègues de voyage, dans l’histoire vécue, en essayant de reconnaître mes propres préjugés”